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Sylvie Durbec (jeunesse)

 Sylvie Durbec a participé à la 14e Fête du Livre d'Autun, les 16 et 17 avril 2011.

Poésie / Roman / Jeunesse
Auteur en résidence à Dijon pour le Festival La voix des mots, en janvier 2011.

Sylvie Durbec est née à Marseille en 1952. Fait ses études à Aix en Provence, loin de la mer.
Devient professeur de lettres et mère de quatre garçons.
Ecrit de la poésie, regarde le temps qu’il fait, prend patience.

"Je vis et écris en province. Née à Marseille. Ville des lointains immobiles. Habite dans la campagne, en dessous du ciel. Voyage un peu depuis que les enfants ont grandi.
Loin de Paris.
J’écris depuis longtemps et suis publiée depuis une dizaine d’années.
Poésie, théâtre, romans.
Et aussi livres pour enfants, comme on dit.
J’aime travailler avec des artistes, ne pas rester isolée dans les mots.
Mais la solitude m’est nécessaire. Et l’éloignement. Ce qui m’a entraînée vers le Nord (Finlande, Belgique) et le Sud (Portugal, Italie).
Ecrire comme marcher, écrire comme avancer dans un paysage invisible.
D’où la passion de traduire.
Ce serait aller vers l’inconnu, celui qui se découvre à la fin de l’histoire."

Entre autres, présente un roman : "Un bon indien est un indien mort", et ses deux derniers ouvrages  : "Les chaussures vides", 2010, Editions Le Dessert de Lune, et "La huppe de Virginia", 2011, Editions Jacques Brémond.

Extrait de Chaussures vides - Scarpe vuote paru en 2010 :

Ongles, paumes, plantes, chevilles.
Petites et grandes misères.
Au bout du corps, les pieds.
La tête à l'autre bout.
Marcher sur la tête pour devenir fou.
Marcher sur ses pieds pour aller où ?
Depuis l'enfance, je regarde mes pieds,
me demandant si je les reconnais
ou
s'ils me sont des étrangers. 
Je n'ai pas de réponse,
alors je les glisse dans des souliers.  

Et sur l'écriture :

 

J’écris parce que le temps manque. Ou qu’il déborde. Ou parce que je ne sais pas l’occuper avec les activités
que pratiquent les humains et qu’ils nomment loisirs. Écrire est ma façon de penser. L’autre manière de lire.
Une forme de traduction.
Plus ça va, plus je m’éloigne de certaines rives pour arriver à d’autres.
J’abandonne de plus en plus la fiction, la narration au profit de la poésie.
La littérature jeunesse est là pour me faire travailler, une forme d’artisanat, d’école de rigueur aussi et même
d’écriture sportive. Car il y a des délais, des exigences et des contraintes. Il faut s’y tenir, apprendre le souffle, ne pas s’épuiser tout en poursuivant.
La poésie, elle, m’éveille au monde, me tient les yeux ouverts, et les oreilles aussi.
Elle s’écrit sur les genoux dans le noir, comme sur l’écran de l’ordinateur, en pleine lumière. Elle est avant
tout expérience du temps et de la langue. Maternelle, paternelle, langue usée et renouvelée, travail du poète.
J’écris parce que la langue manque. Parce qu’elle déborde. Et aussi parce qu’elle nous occupe, nous traverse et parfois se retire dans la voix des absents.
C’est un travail de la faire  revenir, de la faire émerger  dans la poésie, entre absence et présence.