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Jacques Tassin

Jacques Tassin a participé à la 17ème édition de la Fête du Livre, les 12 et 13 avril 2014 

Jacques TASSIN, docteur en écologie, est chercheur au CIRAD à Montpellier. Ses diverses activités ont toutes le même fondement : un goût passionné pour la vie. Ce moteur intérieur l’a conduit à devenir chercheur en écologie, voyageur d’un continent à l’autre, naturaliste, jardinier, grand coureur de forêts, musicien… Spécialiste des îles tropicales, où il a longtemps séjourné (La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Madagascar, Mayotte), il s’intéresse de très près à la diversité des relations entre l’homme et la nature, dont aucune ne saurait se prétendre universelle à ses yeux.
 Mais il est aussi et peut-être surtout, écrivain. Publié il y a 25 ans, son premier livre était un ouvrage de vulgarisation scientifique traitant de l’agroforesterie, cet art ancestral d’intégrer les arbres dans les champs. Il y eut depuis d’autres livres traitant des arbres dans les îles ou de ces espèces que l’on dit invasives.
 En 2013, il a publié Forêt marronne, une fiction historique entièrement consacrée à notre regard sur l’arbre. Entre le roman philosophique, l’effusion poétique et l’essai sur la connaissance première du végétal, Forêt marronne est une invitation à reprendre contact avec les arbres, à retrouver cette forêt perdue que l’on a voulu plier à notre propre regard, parfois même asservir, et qui s’est enfuie loin de nous pour devenir marronne, tels les esclaves enfuis des plantations.
 
 
 Son tout dernier ouvrage, en cours de distribution, est une biographie de l’écrivain Maurice GENEVOIX dont il a depuis longtemps lu et relu l’intégralité de l’œuvre. Maurice Genevoix (1890-1980) est reconnu comme le plus grand témoin de la Grande Guerre, mais également comme un inégalable écrivain naturaliste. Rentré mutilé du front, il fut aussi un « sur-vivant ». Son œil, sa vitalité, son honnêteté intellectuelle et son aisance stylistique ont fait de lui l’une des très grandes plumes du XXe siècle. Son œuvre est ancrée au côtoiement de la mort dans les tranchées de 1914, au souvenir de tous ceux qui sont tombés au front, autant qu’elle est vouée à célébrer la vie. Servi par une sensibilité intelligente et singulière, Genevoix perce les cuirasses du monde: son regard s’émerveille et nous émerveille, et ses pages disent l’indicible. En chacun de ses livres, il y a comme un surcroît de lumière, une poésie sensible qui déposent les réalités les plus intimes sous nos yeux. La lumière intérieure de Maurice Genevoix et celle qui éclaire notre monde ne font qu’une. Il y a en lui une conscience subtile de la vie dont nous avons tous besoin.