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Minouchka

Un jour, pendant que Benoît lisait une BD, Minouchka préparait une fugue pour explorer Paris, car il en rêvait depuis tout petit. Cela faisait déjà longtemps que le petit chat avait échafaudé un plan stratégique, et minutieusement préparé son escapade : il fallait passer par la fenêtre, escalader le fil sous lequel se trouvait le jardin des voisins et dedans un Rotweiler nommé Croc-dur qui portait bien son nom, enfin descendre á l'aide d'un soutien - gorge comme parachute. II passa par la fenêtre, car c'était le grand nettoyage de printemps. La deuxième étape n'était pas plus dure que ça, tout compte fait. Croc-dur aboya tellement fort que son maître sortit, lui mit une claque et l'enferma dans le garage plein de souris qui étaient sa seule phobie. Plus d'aboiements, mais des couinements. La dernière étape était plus dure que prévu. II se trompa de soutien-gorge. II en avait pris un déchiré. II s'étala de tout son long dans le camion- poubelle qui passait par ici, et là il s'exclama :

« Chouette, un reste de sardine !!! ».

Dix minutes plus tard, il sauta de son « taxi ». II explora tous les recoins de Paris. Mais la nuit tombait, finie la balade. En passant par une rue sombre, il sentit quelque chose l'agripper par le cou et l'enfermer dans une cage. C'était la fourrière. Ils l'avaient enfermé dans une cage rouillée, à côté d'autres chats qui miaulaient tristement. Minouchka n'avait pas pris son collier, de peur que quelqu'un ne le ramène à la maison. II était dans de beaux draps.

Pendant ce temps, la famille de Benoît s'inquiétait. "Je ne l'ai pas vu sortir", pleura Benoît. "Je lisais une BD."

- "Nous aurions dû-fermer la fenêtre, indiqua son père."

Deux jours plus tard, des affiches étaient placardées partout dans Paris et ses environs, indiquant qu'un petit chat noir avait disparu. Une récompense de soixante-dix euros était offerte à celui qui le retrouverait.

L'employé de la fourrière qui l'avait reconnu se dit qu'il pourrait faire monter le prix. II donna rendez-vous à la famille. Deux heures plus tard, la famille était là, face á l'homme.

"Je réclame mille euros", ordonna-t-il

- "Si vous le prenez comme ça, nous n'en donnerons que dix", rétorqua le père !

- "Alors tant pis pour votre chat ! "

II saisit un couteau dans sa poche et s'apprêta à poignarder le pauvre Minouchka. Soudain, l'homme poussa un cri et lâcha son arme. Minouchka l'avait sauvagement griffé et s'était enfui pour se réfugier dans les bras de Benoît. L'homme partit en courant en voyant Benoît sortir son portable, peut-être pour appeler les gendarmes. Quelques instants plus tard, ils étaient tous à la maison, avec leur chat de garde, le sauvage Minouchka. 

Ah, si seulement Minouchka pouvait raconter son histoire... En tout cas, il était lassé des balades !

 

Camille GEORGES, Axel VENIANT, Clément SIRE, Marion FRAYRE (La macc) Collège des Chaumes - AVALLON