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Eloïse Lièvre participe à la 29ème Fête du Livre d'Autun, le samedi 30 et le dimanche 31 mai 2026

Eloïse Lièvre écrit et enseigne à Paris. Elle a publié notamment Notes d'une enseignante sur le procès de l'assassinat de Samuel Paty et Notre dernière sauvagerie (Fayard 2020). Elle est membre de la commission de l'écrit de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia) depuis 2023.
En savoir plus sur l'autrice Éloïse Lièvre — Wikipédia.
Notes d'une enseignante sur le procès et l'assassinat de Samuel Paty (Ed Maurice Nadeau, 2026)

Au début du mois de novembre 2024, j’ai décidé de suivre le procès des huit personnes accusées d’être impliquées dans l’assassinat de Samuel Paty. Le terroriste auteur de ce crime horrible et traumatisant, ainsi que cinq des accusés, étaient des jeunes hommes de l’âge de mes étudiants. C’est pour cela, en tant qu’enseignante d’abord, que je voulais comprendre. Comprendre comment on en était arrivé là, comment des garçons ayant passé plusieurs années à l’école de la République pouvaient, un jour, être mêlés à la décapitation.
Notre dernière sauvagerie (Fayard 2020)

Pendant trois ans, j’ai pris en photo les gens qui lisent dans le métro, parce que j’avais besoin d’un projet et d’un geste fort dans ma vie pour affronter une situation personnelle banale mais difficile, ma séparation d’avec le père de mes enfants, et une situation collective de violence sociale.
Ce texte est le récit de cette « aventure », à la fois petite sociologie impromptue de la lecture en milieux urbains et souterrains, histoire intime d’une femme qui (re)découvre la liberté et, au confluent des deux, réflexion sur la place du livre dans nos vies, hymne à cet objet magique dont j’ai voulu montrer le caractère politique.
Les Gens heureux n'ont pas d'histoire (JC Lattès 2016).

Ce livre est une sorte de calendrier de l'avent.
Pendant les quarante jours qui ont précédé mon quarantième anniversaire, j'ai écrit un texte par jour et par année en m'appuyant chaque jour sur une photographie me mettant en scène de zéro (quelques jours à peine) à trente-neuf ans.
Il s’agissait moins de dresser un bilan que de tenter de se réapproprier la vie qui passe, de tisser des fils entre les événements pour apercevoir, espérer, fabriquer une cohérence.
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