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Un soir, un livre 
  16 mars 2018




  Conférence UTB 
jeudi 1er mars 20h30
Salle GOBETTI



 

 

 

 

 

 

 


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Un soir, un livre 2018

  Activité gratuite ouverte à tous.

On discute d'un livre choisi d'un commun accord auparavant.
On peut même venir juste pour attraper le désir de lire...
Pour s'informer, participer, organiser, accueillir...
Infos : Jeanne Bem : jeannebem@yahoo.fr 

 

 

 16 mars 2018 

18 h.  -  Chez Jeanne, Valouze

 
  Autour  de :
L'ordre du jour
d'  Eric Vuillard, prix Goncourt 2017
 

 
 
Ci-dessous le compte rendu des échanges
lors des différentes réunions, proposé par Jeanne Bem

 



  

 

   
On n'était que huit le mercredi 17 janvier chez Dominique, mais sa soupe de brocoli était excellente. Et la discussion autour du livre de F. H. Désérable animée.
Nous avions lu récemment Les racines du ciel, et puis notre libraire à Autun a nommé sa superbe librairie La promesse de l’aube. Nous étions prêts pour Un certain M. Piekielny. Mais nous avons découvert M. François-Henri Désérable. La plupart d’entre nous ont apprécié l’obstination de son enquête, sa manière de mêler humour et gravité, fiction et réalité, de conduire le récit à travers digressions et rebondissements. Et puis, il y a la précision documentaire de son évocation de Vilnius et de la Shoah en Lituanie, et aussi le jeu des identifications (Désérable-Gary, Gary-Piekielny), et enfin le fait que le vrai sujet du roman, au bout du compte, c’est tout simplement la littérature, c’est sa nature énigmatique, c’est cet autre monde qu’elle crée et dans lequel on pénètre quand on s’enfonce dans un livre. Gary était un rêveur, il racontait des histoires : plusieurs ont découvert que son autobiographie est en partie inventée, jusque dans les détails les plus impressionnants, comme les lettres posthumes de la maman ! Découverte qui déçoit, ou qui amuse. Preuve de la liberté de Gary. C’est la liberté de Gary qui autorise à son tour Désérable à partir de quelques lignes de Gary pour en faire un livre entier sur ce M. Piekielny dont l’existence, en fin de compte, ne repose que sur les quelques lignes de Gary, ou sur les 250 pages de Désérable.